Quand je pense à nous ce soir,

Je ne pense à plus rien.
Je voudrais être aveugle parfois
Et t'accorder moins de crédit,
Ne plus te dire tout le bien
Que je pense, garder le poids
De toutes mes envies !

Je mériterai d'être punie
D'être si faible en te voyant,
Et de redevenir cette étrangère
A mes propres yeux, salie,
Par le pathétique larmoyant
D'un virtuel de misère !

Je t'aime trop mal ou trop bien,
Je brûle et me fait arroser aussitôt,
Je suis l'âme pensante désarmée...
Je suis cet avenir incertain
Et ce ballon gonflé à bloc chez McDo,
J'éclate ou je me dégonfle, minée !

Pour rien en plus
Ou comme pour tes tapages !
Je m'élance et je tombe,
Explose les cumulus,
Brusque mon doux langage,
Devient petite poupée russes

La plus minuscule de toutes !
Alors, je m'en vais dormir
Pour ne pas plus t'accabler,
Toi que je béguine, que je redoute
le plus quand j'ai envie de mentir...
Toi que je regarde à en trembler

Tant mes sens se réveillent
Quand tu me fais perdre pied...

juillet 2013


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