S'il savait, comme moi,
Si pure de tout mon amour,
Combien il crée l'hécatombe
Dans mon corps chaleureux,
Combien par le fait qu'il me parle,
Je le désire ravalant ma fierté,
Suffocant de le dire en tremblant d'y penser !
C'est comme si, avant de me marier,
J'avais fait vœu de chasteté,
Lui, cernant les zones sensibles
De ma chair frissonnante
Tel un diable capturant sa cible
De saveurs rougeoyantes.
Dès que je chasse mes ardeurs,
Elles me reviennent comme une sale manie,
Me dévorent, me font mal, me mettent au défi...
J'ai le vertige des passions, j'ai peur !
Et pourtant, je m'avance, presque indestructible,
Froissant les obstacles, crachant sur mes cibles !
J'ai envie de lui à l'instant, comme sauvagement
L'on s'agrippe à ce que l'on veut plus que tout
Ternissant le tableau de la fidélité charnelle
Pour une flopée de gens fermés comme des huitres
Qui clame "la morale" derrière un autel ou un pupitre
Sans connaître le fin mot de ce qui m'ensorcelle !
Je fais le vœu de chasteté avant le mariage ?
Et si je meurs avant ? J'aurai loupé le coche, alors ?
Me plonger dans ses yeux de braise, respirer son corps,
Si je ne le peux pas, je ferai naufrage,
Où s'échappe les mirages comme quand on meurt de faim...
Faire l'amour, ça éveille les sens
Comme baiser quand on le fait bien !
Et je me sens revivre
Sous l'aile de Cupidon...
17 juillet 2013
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