Entre deux tours d'immeubles



Peut-être faut-il
que le soleil nous aveugle
Pour qu'un invisible fil,
Entre deux tours d'immeubles,

Nous paraisse un pont
A traverser sans regarder en bas !
Sur, qu'avec Cupidon,
Je n'irai jamais jusque là !

Je garderai cette image de lui
Qui m'a fait voyager
De fantasmes en visions/projections
Sur le mur d'à côté de mon lit.

Même les yeux grands ouverts,
Je fixais cet endroit d'où
Il me regardait dormir, ouvert.
Ouvert à ce délirant désir fou

Qui m'habillait en pécheresse
Aux moindres frissons sur la peau.
Je déborde d'insolence, de hardiesse,
Virtuelle, érotico :
Si, sauvage est beau ! (bien entendu !)

Si sauvage est doux,
Romantique, mais pas amoureux de moi...

Si sauvage est fort,
Electrique comme un baiser fougueux
A effet immédiat !

Oui j'aime que l'on m'embrasse,
Que par là même
L'on m'embrase,
Un baiser, creuse, sème,
Arrose une fleur de sa sève abondante :

Toucher, planter, pleuvoir en sa création
Ne peut la rendre que plus florissante.

J'ai trouvé l'entrée du rêve
Par ma réalité de femme libérée...

Il a raison "Alyo"* quand il dit que quarante ans
C'est l'âge de la quintessence érotique...
Je ne m'habille plus pour me déshabiller,
Je reste nue sous ma gabardine !

Pauley Perett le 16 avril 2013

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