Parle-moi encore le sourire dans la voix,
Avoue-moi ces choses, drague-moi, c'est permis,
Interprète à ta guise tous mes états,
Ne fais pas semblant d'être un loup à minuit,
Soit le !
Je serai coopérative et pleine de mauvaises intentions
Au dam de ceux qui parlent bien souvent pour ne rien dire,
Je me laisserai aller au souffle de ce chaleureux abandon
Et te laisserai arroser le vase de mes profonds soupirs.
Je garderai l'ivresse de ces mots que tu me diras,
Qu'importe si je les oublie un jour, sur le moment,
Ils arriveront à point comme, sur une pêche melba,
La chantilly, une cerise. Je veux vivre encore ces instants là,
Tâtonner sur l'illusion d'une scène romantique
En étant sauvage et ardente, puis, douce comme
Au réveil une caresse et plus tard, électrique,
Exigeante, intenable tel le font ouïr nos atomes (crochus).
On ne rêve pas du soleil, on le regarde,
Brûlés pour brulés, soyons fous !
Nous n'allons pas au hasard par mégarde,
La nuit est là, pour le reste, que cela reste flou...
Oct 2013, © Pauley Perett
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